« Étudiant de 18 ans en classe préparatoire aux grandes écoles de commerce. »

Je préfère, surement à tort, réduire mon histoire à ce statut d’étudiant en prépa pour me présenter. Mais cette fois-ci, je vais mettre ma timidité de côté pour me dévoiler un peu plus.

Ma vie, ma famille, ma scolarité, mon enfance et mon adolescence.

Avec le Père Noël

Je suis né le 9 Septembre 1999 à Villeneuve-Saint-Georges, une ville populaire de la banlieue parisienne à fort potentiel, malheureusement pas exploité à bon escient. Je suis le fruit d’une famille recomposée avec une mère française, professeure d’économie, catholique et issue d’un milieu aisé et d’un père, migrant kurde de Turquie, restaurateur dans un kebab, musulman et ayant vécu toute son enfance dans la misère. Mes parents ont eu des enfants issus de leur précédent union avant de se rencontrer, ce qui me fait une soeur du côté de mon père puis une soeur et un frère du côté de ma mère.

Photo de classe à l’école maternelle

J’ai toujours grandi au Quartier Nord, un quartier très populaire où cités HLM, pavillons individuels, barres d’immeubles sociaux et co-propriétés cohabitent ensemble. J’ai été à l’école maternelle Jean de la Fontaine et à l’école élémentaire Saint-Exupéry où j’ai gardé de très bons souvenirs et des amis, les mêmes depuis aujourd’hui. J’y ai vu également beaucoup d’enfants de mon âge en décrochage scolaire, ne sachant toujours pas lire, ni compter en classe de CM2. Je voulais lorsque j’étais enfant devenir architecte car je voulais ré-imaginer mon quartier, le rendre plus beau, plus vert, plus aéré.

Exigeants d’une éducation intransigeante et souhaitant l’excellence pour moi, mes parents se sont sacrifiés financièrement pour me mettre dans un collège privé à Ablon-sur-Seine afin de s’assurer que les bons résultats que j’avais en primaire se maintiennent sur la durée dans l’un des meilleurs établissements du département. Sur le coup, je leur en voulais car je quittais mes repères, mes amis, mon quartier pour aller dans un collège à une heure de bus aller et une heure retour mais en fin de compte, ça m’a permis d’avoir cet esprit de compétition nécessaire à la réussite de mes études. Je m’y découvre une passion pour l’informatique et le développement web. J’obtiens mon brevet mention bien là où certains de mes amis, déjà en décrochage en primaire, ne sont pas parvenus à remonter la pente au collège. Certains d’entre eux tombent alors dans la délinquance, malheureusement.

Avec une tortue dans les rues de Zhujiajiao, près de Shanghai

Ensuite, je suis allé au lycée privé Saint-Charles à Athis-Mons dans l’Essonne où j’ai démarré le mandarin en troisième langue. Je parle de ce passage car j’ai vécu une expérience unique dans ma vie, celle d’être parti avec mes camarades de classe à Shanghai et Pékin. J’y ai découvert une culture aux antipodes de la nôtre,  je me suis fait des amis autochtones avec qui je suis toujours en contact malgré le décalage horaire et la distance et j’y ai également découvert le fonctionnement d’un régime communisme et d’un pays au parti unique. J’ai ensuite choisi le cursus STMG pour envisager des études en web marketing, j’obtiens mon bac mention bien.

Ayant raté le concours Sciences Po sur l’épreuve d’histoire (le sujet « genèse, points communs et spécificités du totalitarisme » aura eu raison de moi), j’ai décidé d’intégrer la classe préparatoire aux grandes écoles de commerce du Lycée Turgot à Paris en option technologique.

Mes engagements

Politique

Discours au Ministère de l’éducation Nationale en présence de Najat Vallaud Belckacem, Audrey Pulvar en 2016

L’engagement a depuis peu pris une part importante dans ma vie, c’est comme une renaissance. En avril 2016, le 10 plus exactement, j’ai adhéré au mouvement En Marche !, lancé alors par un jeune ministre audacieux qui m’a convaincu par la simple idée de proposer quelque chose d’unique, différent, qui va bien au delà du clivage éculé de la gauche contre la droite, et de la droite contre la gauche. Je suis encore aujourd’hui pleinement convaincu de cette politique d’ouverture qui consiste à envisager un clivage plus pertinent : les républicains et pragmatiques contre les extrémistes et populistes.

En juin 2016, je deviens coordinateur de la Grande Marche à Villeneuve-Saint-Georges, un diagnostic particulièrement intéressant qui a été réalisé dans toute la France. En juillet, après le meeting de la Mutualité, je prends conscience que mon simple engagement ira bien au delà de la participation à un laboratoire d’idées. Agé de 16 ans, je contacte des élus de tous bords : de Nicolas Dupont-Aignan (DLF) à Cécile Duflot (EELV) en passant par Roger-Gérard Schwarzenberg (PRG), Robin Reda (LR) et j’en passe. Certains d’entre eux ne m’ont pas répondu, certains ne m’ont pas pris au sérieux, mais j’avais besoin de comprendre le fonctionnement de ce monde préhistorique qu’est la politique. J’ai appris de leur conseil, j’ai compris ce pour quoi les gens étaient dans un monde parallèle lorsqu’ils s’engageaient en politique.

Septembre 2016, je créé mon comité local pour En Marche !, c’est le 308ème comité lancé sur les 4000 et quelques aujourd’hui. Novembre 2016, Emmanuel Macron est candidat aux élections présidentielles, nous entrons en campagne. Novembre 2016, Laetitia Avia alors référente départementale du 94 m’accorde sa confiance en me nommant responsable communication à l’échelle départementale.  Décembre 2016, je deviens « helper » au QG de campagne d’Emmanuel Macron a Paris. Mai 2017, nous faisons élire Emmanuel Macron à 71,22% des suffrages à Villeneuve-Saint-Georges au second tour. Mai/Juin 2017, j’intègre l’équipe de campagne de Laurent Saint-Martin qui récolte 56.59 % des suffrages des villeneuvois. Aujourd’hui, études obligent, j’ai quitté le QG de LaREM et mes responsabilités à l’équipe départementale pour me consacrer pleinement aux enjeux locaux et au comité local, strate la plus passionnante et instructive.

Associatif

Présentation de Bougeons Local aux Journées festives de l’UCA

Un matin d’octobre 2016, ma mère m’emmène en voiture au lycée où je suis et où elle enseigne. Sur la nationale 6, nous voyions de nombreux locaux commerciaux vides, sans âme. Une remarque que je fais à ma mère et qui me dit : « On devrait se bouger mais quoi faire ? Il n’y a plus de commerces, même pas de quoi acheter des légumes de saison et produits à proximité. », je lui parle de La Ruche qui dit Oui, une start-up que j’ai découvert au Ministère de l’Economie pendant les journées du patrimoine si je m’en souviens bien. Février 2017, nous lançons officiellement avec ma mère Bougeons Local. On entame les démarches pour ouvrir une ruche à Villeneuve mais la ruche a dit… non ! Cela reste une entreprise qui a besoin d’avoir l’assurance d’engendrer du chiffre d’affaires, normal. Nous avons alors décidé de lancer une AMAP et c’est bien plus compliqué qu’il n’y parait, nous y sommes parvenus en Mars 2019 grâce à un super partenariat avec Le Village Potager : on mange désormais des légumes bio, locaux et d’excellente qualité.

J’ai également participé à la création de l’AFPPA (Association Française de Protection des Personnes Amputées) et au Bureau des Élèves de ma classe préparatoire, deux expériences également très enrichissantes.